La toxémie gravidique, un dysfonctionnement des reins

La toxémie gravidique ou prééclampsie se détecte par un test d'urine et nécessite une consultation d'urgence. Quelles conséquences pour bébé ?


La toxémie gravidique, un dysfonctionnement des reins

La toxémie gravidique aussi appelée prééclampsie ou hypertension artérielle gravide traduit un mauvais fonctionnement des reins

Définition et symptômes

Latoxémie gravidique se caractérise par trois symptômes:

  • La présence d'albumine dans les urines. Votre gynécologue doit pratiquer une analyse de vos urines à chaque consultation mensuelle.

La présence d'albumine n'est jamais normale et peut témoigner d'une infection urinaire ou d'une toxémie débutante.

La recherche d'albumine doit se faire régulièrement parce que vous pouvez vous sentir en parfaite santé et pourtant avoir de l'albumine.

Avant de procéder à une recherche d'albumine, faites une toilette intime soigneuse pour que les résultats ne soient pas faussés par la présence de sécrétions vaginales.

  • Une tension artérielle trop élevée. L'hypertension artérielle s'exprime par une tension égale ou supérieur à 14/9.

Votre gynécologue doit toujours prendre votre tension lors de votre consultation mensuelle.

  • Un œdème des membres inférieurs et du visage. Vos chevilles gonflent, vos doigts boudinent, votre visage enfle. C'est le caractère brutal de l'apparition de ces œdèmes qui doit vous alerter, surtout s'ils s'accompagnent d'une prise de poids soudaine et excessive.}

Ces signes doivent vous amener à consulter d'urgence votre gynécologue.}

Les conséquences

La toxémie traduit un mauvais fonctionnement des reins et doit être vite traitée car ses complications sont graves pour le bébé et pour la future maman.

Pour le bébé :

  • Hypotrophie (poids inférieur à 2,5 kg) avec souffrance fœtale parce que les tissus du fœtus souffrent d'une mauvaise nutrition placentaire: Il ne grossit pas et ne grandit pas suffisamment.
  • Hématome rétroplacentaire avec souffrance fœtale.

Pour la future maman :

  • Risque d'éclampsie proche d'une crise d'épilepsie.

La crise d'éclampsie est une des conséquences les plus redoutables de la grossesse car elle menace à la fois la maman et le bébé.

Cette crise s'annonce par une douleur abdominale droite intense, une perception de mouches volantes devant les yeux, des bourdonnements d'oreilles et des maux de tête. Pendant la crise, la future maman est secouée par des convulsions et perd connaissance.

Depuis l'amélioration des moyens de surveillance, la crise d'éclampsie est devenue exceptionnelle.

Quels sont les mamans à risques?

Les femmes à risques sont :

  • Celles présentant une hypertension ou une maladie rénale avant la grossesse.
  • Les primipares (futures mamans attendant leur premier enfant).
  • Les adolescentes (moins de 18 ans).
  • Celles de plus de 40 ans.
  • Celles qui attendent des jumeaux.
  • Celles ayant déjà présenté une toxémie gravidique ou un retard de croissance intra-utérin.
  • Les femmes obèses.
  • Les femmes hypertendues.

Les traitements

Tant que les symptômes de la toxémie sont mineurs, votre médecin se contentera de prescrire des médicaments pour éviter l'hypertension, un régime peu salé et surtout une obligation de repos, allongée sur le côté gauche (pour éviter d'écraser les vaisseaux qui alimentent le bébé). En général, cela suffit.

Parfois, l'hospitalisation s'impose si vous êtes encore loin du terme de votre grossesse pour essayer de retarder le plus possible l'accouchement. Vous serez sous monitoring permanent afin de déceler le moindre signe de souffrance fœtale ou d'aggravation de votre état.

Dans certains cas, l'interruption de grossesse est la seule solution possible si l'état maternel et/ou fœtal est jugé grave.

Par contre si vous êtes proche du terme, la meilleure solution consiste à provoquer l'accouchement.

La prévention

La prévention de la toxémie gravidique n'est pas possible pour les primipares (futures mamans attendant leur premier enfant).

Elle semble utile chez les multipares ayant un ou plusieurs antécédents de prééclampsie sévère. Elle se fait principalement par l'aspirine à partir de 15 semaines et jusqu'à environ 35 semaines.