Le placenta praevia, un risque en fin de grossesse

On confond souvent le placenta praevia et le placenta bas-inséré. Quelles est la différence et dans quel cas faut-il s'inquiéter ?


Le placenta praevia, un risque en fin de grossesse

On qualifie de placenta praevia un placenta dont la position est anormale, au lieu d’être situé assez haut dans l’utérus, il se trouve plus bas, à proximité du col qu’il recouvre en partie, gênant le passage du fœtus.

Le placenta praevia ou placenta bas-inséré

En début de grossesse, le placenta se greffe fréquemment dans la moitié inférieure de l’utérus. Habituellement, cette insertion basse ne provoque pas de problème, car l’utérus en s’étoffant, va se développer en hauteur et entraîner le placenta dans cette ascension.

En d’autres termes, un placenta inséré-bas en début de grossesse est un phénomène normal. Ce n’est que quand le placenta garde sa position basse après les deux premiers trimestres, que l’on parle de placenta praevia et que l’on prend des dispositions particulières.

Dans plus de 90% de cas, le placenta monte progressivement dans l’utérus au fur et à mesure qu’avance la grossesse.

On parle de placenta recouvrant lorsqu’il recouvre complètement l’orifice interne du col de l’utérus.

Les conséquences : des saignements

Le placenta praevia est la cause la plus fréquente des saignements des deuxième et troisième trimestres. Cette position particulière du placenta favorise le saignement (souvent indolore), car le placenta se décolle facilement lorsque l’utérus se contracte.

Ce qui est dangereux, c’est qu’après le 7ème mois de grossesse, lorsque le col commence à se dilater sous l’effet des contractions, des hémorragies peuvent survenir. C’est pourquoi un placenta praevia impose souvent une hospitalisation prolongée en fin de grossesse.