Les médicaments et la grossesse

De manière générale, l’utilisation des médicaments doit être limitée au cours de la grossesse. C’est au professionnel de santé d’envisager la nécessité d’un traitement médicamenteux en cas de douleur. La future maman doit rester prudente au quotidien et doit toujours demander conseil à son médecin, pharmacien ou sa sage-femme avant de prendre quoi que ce soit.


Les médicaments et la grossesse

Il faut savoir qu’environ 2 % des enfants présentent à la naissance une malformation congénitale dont moins de 5% est liée à une cause médicamenteuse. Donc en dehors de toute prise médicamenteuse le « risque zéro » n’existe pas.

Une erreur fréquente consiste à arrêter brutalement un traitement chronique chez la femme enceinte dans l’idée de faire courir le moins de risque à son enfant. Or ceci peut conduire à une décompensation de la pathologie avec des conséquences parfois majeures pour la mère et/ou son enfant. Un tel risque peut être évité si un traitement efficace adapté à la grossesse est poursuivi.

Aucune bonne décision ne se prend dans l’affolement, il faut prendre le temps de bien interroger son médecin et d’aborder tous les aspects du problème : très peu de médicaments justifient d’envisager une interruption de grossesse.

Au cours de la grossesse, il existe 2 phases de développement ayant chacune leurs conséquences sur le fœtus suite à la prise de médicaments :

 La période embryonnaire

C’est au cours du premier trimestre que les risques d’atteinte morphologique sont les plus importants. Pendant cette période, tous les organes se mettent en place selon un calendrier précis. Après celle-ci, aucun médicament ne peut interférer avec la mise en place d’un organe.

La période fœtale

Durant toute cette période et particulièrement en fin de grossesse, les effets des médicaments sur le fœtus vont être de plus en plus semblables à ceux que l’on peut observer chez l’adulte (effet thérapeutique et effets secondaires).

En cas de traitement maternel jusqu’à l’accouchement, le nouveau-né est seul pour éliminer le médicament présent dans son organisme, fonction que le foie et les reins maternels assuraient jusque-là.

L’évaluation du risque, sa gestion et a fortiori l’appréciation du rapport bénéfice-risque, sont toujours délicates à juger pendant la grossesse. Alors mesdames, anticipez ces questions de traitement et faites-vous suivre de près par le corps médical tout au long de votre grossesse.

 

image : omeda.fr