L'accouchement programmé, un accouchement médicalisé

Par choix personnel ou pour des raisons médicales, l'accouchement programmé implique que certaines conditions soient réunies. Lesquelles ?

L'accouchement programmé, un accouchement médicalisé

Est-ce forcer la nature ? Ou est-ce arriver sereine à la maternité en sachant qu'une équipe médicale complète vous attend ? C'est sans doute un peu des deux. Les raisons sont nombreuses et les accouchements sur rendez-vous peuvent s'envisager en toute sécurité autour de la 39ème semaine d'aménorrhée.

Un choix personnel

« La prudence est mère de toutes les vertus ». Voilà un adage qui trouve bien sa place ici, car avant d’envisager un déclenchement artificiel pour des raisons de convenances, votre gynécologue doit être absolument certain de l’âge de votre bébé afin d’éviter une naissance prématurée à moins de 37 semaines d’aménorrhée. Il serait en effet absurde de mettre la santé de votre bébé en péril pour des « raisons de convenance ».

Les trois échographies faites au cours de votre grossesse permettent aujourd’hui de bien calculer le terme du bébé et de s’assurer qu’il est prêt à naître.

Cette possibilité de naissance programmée rassure certaines d’entre vous. Pourquoi ? Parce que vous redoutez la survenue du travail en pleine nuit, d’arriver trop tard pour la péridurale, de réveiller en catastrophe l’aîné qui dort tranquillement ou parce que votre gynécologue part en vacances.

Si c’est votre gynécologue qui décide de programmer votre accouchement, il doit d’abord obtenir votre consentement et en aucun cas vous y obliger. Vous restez libre de laisser faire la nature.

Un choix médical

Des complications ou des maladies survenues pendant la grossesse peuvent justifier un déclenchement artificiel parce que votre santé ou celle de votre bébé est en jeu.

Le médecin devra tenir compte du terme de la grossesse, la 37ème semaine d’aménorrhée constituant la date frontière de la prématurité. Il devra apprécier les risques d’un accouchement précoce en regard des risques liés à la poursuite de la grossesse.

L'accouchement provoqué

L'accouchement va être provoqué en imitant les conditions naturelles d'un accouchement.

Certaines conditions doivent, par conséquent, être réunies, le col doit être mûr c'est-à-dire souple, ramolli et ouvert sur toute sa longueur à deux orifices, ce qui permet d'atteindre la poche des eaux. La rupture de la poche des eaux déclenche les contractions grâce aux prostaglandines qu'elle libère. Et cette rupture est impossible en cas de col fermé.

La position de votre bébé doit également être propice à l'accouchement.

Lorsque le col de l'utérus est fermé, il faut d'abord le faire mûrir en mettant deux ovules de prostaglandines dans le fond du vagin.

Ensuite, une fois le col mou et perméable, on peut procéder à la rupture de la poche des eaux. Ce qui a pour effet de libérer des prostaglandines, substances qui provoquent les contractions.

Une perfusion est posée afin de pouvoir vous injecter de l'ocytocine (hormone synthétique) pour augmenter les contractions et contrôler leur fréquence.

La péridurale est souvent proposée lors d'un déclenchement parce que les contractions sous ocytocine et prostaglandines sont souvent plus douloureuses et que le travail risque d'être un peu plus long.

Si vous êtes proche du terme, il arrive que l'accouchement naturel se déclenche au cours de l'accouchement programmé, le vrai travail prend le relais, accélère les contractions et la dilatation du col.