Révision utérine : quand, comment et pourquoi la pratiquer ?

Certaines complications peuvent apparaître après la grossesse, la révision utérine fait partie des gestes médicaux pouvant être employés.


révision utérine

La révision utérine, qu'est-ce que c'est ? 

L’accouchement a eu lieu : bébé est dans vos bras. Moment intense de bonheur et d’émotions : premiers contacts, premiers baisers, premiers regards… Vous avez envie de vous abandonner à ces instants doux. Seulement, pour vous le travail n’est pas forcément terminé.

Cette opération permet de vérifier que l’expulsion du placenta s’est effectuée totalement et que la cavité utérine est intacte et vide de tout élément placentaire, de membrane ou de caillots sanguins. Elle est réalisée par une sage-femme ou un gynécologue obstétricien. Au préalable, pour éviter les risques infectieux une asepsie et une antisepsie doivent être réalisées. Cette opération est manuelle. On insère un gand stérilisé dans l'utérus. Cet acte médical peut s'avérer désagréable et impressionnant mais très rarement douloureux car réalisé sous péridurale ou quand cela est nécessaire sous anesthésie générale.

Dans quels cas ?

Dans l’immense majorité des cas, le placenta se décolle, et est expulsé de manière spontanée par le corps grâce aux contractions environ 20 minutes après l'accouchement. Cependant, si au bout de 30 à 40 minutes, il n’est toujours pas sorti, si une hémorragie survient, ou si le moindre doute subsiste après examen du placenta, la révision utérine est pratiquée.

L’objectif est soit d’extraire le placenta de façon manuelle, soit de vérifier qu’aucun petit bout de placenta ne reste dans l’utérus (rétention placentaire partielle). Car un morceau de placenta resté dans l’utérus peut être à l’origine de saignements importants. L’examen de l’utérus permet ainsi de vérifier qu’aucune anomalie ne subsiste.

Autre cas : "l'hémorragie de la délivrance." C'est un cas d'urgence obstétricale, car elle peut menacer la vie de la mère et parfois même de l’enfant. Dans la majorité des cas, l’hémorragie de la délivrance survient dans les 2 heures suivant l’accouchement. Mais elle peut aussi avoir lieu avant l’expulsion du placenta ou encore un à deux jours après. L’hémorragie de la délivrance se définit comme une perte de sang de plus de 500 ml. Pour limiter cette perte de sang, une révision utérine peut être appliquée. 

Enfin, en cas d’antécédent de césarienne avant un accouchement par voie basse, surtout si les deux grossesses sont rapprochées, la cicatrice de la césarienne antérieure peut se déchirer. Une déchirure peut également survenir en cas de malformation utérine. La révision utérine doit alors être réalisée. C’est aussi une urgence obstétricale qui nécessite une prise en charge rapide, chirurgicale si besoin, sous anesthésie générale.

La révision utérine n'est pas systématique, si tout est en ordre après l'accouchement, nul besoin d'y procéder.