Manger son placenta, une tendance à suivre ?

C’est une pratique de plus en plus suivie… Surtout par les stars américaines qui n’hésitent pas à partager leur expérience sur les réseaux sociaux. Mais manger son placenta s’avèrerait sans aucun bénéfice, voire même dangereux.


Manger son placenta, une tendance à suivre ?

Une pratique affectionnée par les célébrités…

Les sœurs Kardashian, Chrissy Teigen, Katherine Heigl, January Jones… Nombreuses sont les stars américaines à avoir sauté le pas. Elles défendent les prétendus bienfaits de cette pratique : augmentation de la production de lait maternel, pas de dépression post-partum, sensation de forme et d’énergie… Le plus souvent, la consommation du placenta se fait sous forme de pilules. Mais parfois, les jeunes mamans choisissent de le cuisiner elles-mêmes sous forme de steak, lasagnes, smoothie, soupes… Pour les plus téméraires, ce sera cru !

… non autorisée en France…

Consommer son placenta en France est assez compliqué, étant donné que la seule conservation de cet organe est interdite. D’après la loi de bioéthique publiée en 1994 et révisée le 7 juillet 2011, « le placenta ne peut être collecté qu’à des fins thérapeutiques ou scientifiques ». Pas pour sa consommation personnelle, donc. La plupart du temps, cet organe est incinéré par l’établissement médical, car considéré comme à risque infectieux. Certaines femmes parviennent tout de même à récupérer leur placenta, grâce à la complicité de leur sage-femme.

… qui présente un réel danger !

Une récente étude effectuée par l'Institut de recherche des services de santé mentale et de toxicomanie et l'Université de la Colombie-Britannique a montré que consommer son placenta n’apportait absolument aucun bienfait notable. En fait, cela représenterait même un réel danger, à la fois pour la mère et pour l’enfant. Un bébé a dû être hospitalisé pour soigner une infection, sa mère allaitante avait consommé son placenta…

Une tendance à ne pas suivre, en outre !