Le baby blues, le mal d'être mère

Le baby blues est un état de déprime passagère qui touche beaucoup de jeunes mamans : comment l'expliquer ?


Le baby blues, le mal d'être mère

Dans les tout premiers jours après la naissance, la maman fait connaissance avec son bébé et devient vraiment mère. Le premier jour, elle est euphorique et ne cesse de contempler son nouveau-né, elle fait connaissance avec lui et “l'adopte”.

Baby blues: qu'est-ce que c'est?

Par contre, dans la période allant du deuxième au quatrième jour, la jeune mère est souvent plus triste, c'est la phase du baby blues. Son bébé lui semble si fragile, si dépendant, qu'elle craint de ne pas être à la hauteur de la tâche qui l'attend, de ne pas être une bonne mère. De plus, elle est alors plus vulnérable, hypersensible, ce qui renforce ces émotions contradictoires, la joie et la crainte.Il s'agit d'une dépression passagère touchant beaucoup de jeunes mamans, qu'elles aient ou non déjà d'autres enfants.

La fatigue de la grossesse et de l'accouchement, les émotions vives liées à ce grand évènement qu'est la naissance, la montée de lait, le bouleversement hormonal, ... sont autant de facteurs qui rendent la jeune maman plus sensible au baby blues.

Cette phase de préoccupation maternelle anxieuse est un phénomène fréquent et normal dans la mise en place du lien mère-bébé.

Baby blues: les aides

Le personnel de la maternité, votre conjoint, votre maman, vos amis, ... peuvent vous soutenir et vous conseiller pour vous aider à surmonter cette phase plus difficile.

Malgré les doutes, la maman poursuit la découverte de son bébé, elle apprend à le connaître, à décoder ses pleurs, elle trouve la bonne position pour le réconforter... Dans la majorité des cas, elle va donc rapidement reprendre confiance en elle, tout en s'ajustant aux besoins du nourrisson. Comme le lien s'est déjà installé entre eux dès la grossesse, la maman sera rapidement la personne la plus compétente pour s'occuper de son bébé.

Baby blues: l'affaire de quelques jours

Elle se percevra non pas comme une mère parfaite (personne ne l'est !), mais comme une maman adaptée à son bébé. Si cette situation devait malgré tout se prolonger, n'hésitez pas à en parler à votre conjoint, à votre gynécologue, au pédiatre ou mieux encore un à psychothérapeute spécialisé en ce domaine.

Bien souvent cependant, cette phase ne dure pas plus de deux ou trois jours. Alors dans ces quelques jours de baby blues où votre moral est à la baisse, n'hésitez pas à vous faire chouchouter, un peu de patience et vous profiterez à nouveau des joies que vous procurera votre bébé.