Accouchement : Stop aux césariennes de confort !

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, beaucoup trop de césariennes seraient pratiquées pour des raisons de confort et non de nécessité.


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C’est un fait rare : l’Organisation Mondiale de la Santé lance un cri d’alarme contre les césariennes de confort. Pour l’institution, beaucoup trop de césariennes sont pratiquées sans aucune raison médicale. Elle estime que ce phénomène est « épidémique ».

Césarienne : réservée qu'à certains cas 

L’OMS demande expressément, et pour la première fois, que les césariennes ne dépassent pas 10 à 15 % du total des naissances. Aujourd'hui, de plus en plus de femmes préfèrent avoir recours à cette pratique. Les raisons seraient qu'elle est plus confortable, moins douloureuse et abime moins le corps qu'un accouchement dit naturel. Toutes les césariennes prévues et planifiées à l'avance ne seront donc plus réalisables. Cet acte chirurgical important ne devant désormais être pratiqué que lorsqu'il est nécessaire.

Malgré ces recommandations, le taux reste de 21 % en France.  Il y a cependant de fortes disparités d’un département à l’autre puisque ce taux varie entre 2% et 20%. Ces gros écarts se retrouvent également en Europe. Dans certains pays ces césariennes représentent un accouchement sur deux. Très loin de ce chiffre, en Islande par exemple, elles sont d'une naissance sur sept.

Mais cette "tendance" va plus loin et dépasse les frontières. Selon le site "Pourquoi Docteur", au Brésil une femme sur deux accoucherait également par césarienne

Un acte de chirurgie loin d'être anodin !

« Dans beaucoup de pays en développement et développés, il y a vraiment une épidémie de césariennes, même lorsqu'elles ne sont pas médicalement nécessaires », regrette ainsi Marleen Temmerman, directrice du département Santé et Recherche génésiques à l'OMS, dans le communiqué.

L’Organisation Mondiale de la Santé souligne que la césarienne est un véritable chirurgicale qui augmente les risques d’infection, de phlébite ou encore d’embolie pulmonaire. Ces risques sont largement supérieurs à ceux des accouchements par voie basse. De plus, pour la mère, le taux de mortalité ou les conséquences concernant les grossesses à venir (ruptures utérines, hémorragies, placenta accreta ou encore hystérectomie) sont plus importants

 Il ne faut pas non plus croire que les risque que prend bébé sont nuls. En effet, certaines études montrent qu'il est plus susceptible d'avoir une hémorragie intracrânienne ou une détresse respiratoire.

Des contraintes après l'accouchement 

De plus en plus de femmes tiennent à accoucher par césarienne pour des raisons de conforts et pour ne pas abîmer leur corps, mais il ne faut pas prendre cet acte à la légère. En effet, il y a beaucoup de contraintes après l'accouchement.

  • La femme ayant accouchée par césarienne reste plus longtemps à la maternité qu'une femme ayant accouchée par voie basse
  • De nombreux soins doivent être faits à la maternité, mais aussi après le retour à la maison
  • La cicatrice peut engendrer des complications (hématomes, abcès, ...)
  • La césarienne est très douloureuse (tranchées, cicatrices, ...)
  • Des douleurs abdominales et des contractions post-accouchement (pour que l'utérus reprenne sa taille) accentuent les douleurs de la cicatrice

C’est donc pour le bien de maman et bébé que l’Organisation Mondiale de la Santé lance cette alarme. Cependant, des techniques existent pour mieux vivre sa césarienne lorsque celle-ci nécessaire.