Le prolapsus touche aussi les jeunes mamans !

Contrairement aux idées reçues, le prolapsus ou descente d’organes génitaux ne touche pas uniquement les femmes ménopausées, mais également les jeunes mamans.


Le prolapsus touche aussi les jeunes mamans !

La décente d’organe n’est pas un phénomène dont on entend régulièrement parler, et c’est un tort. En effet, on estime aujourd’hui qu’environ 11 femmes sur 100 en sont atteintes au cours de leur vie !

Qu’est ce que le prolapsus ?

Ce phénomène correspond à une descente partielle ou totale d’organes. Les organes se situant dans le bassin sont maintenus en place par des ligaments et des muscles, le périnée, ou plancher pelvien, quant à lui se charge de les soutenir par le bas.

C’est lorsqu’il y a un affaiblissement ou un étirement des muscles et des ligaments qui soutiennent les organes, ou bien que le plancher pelvien se relâche, qu’on risque un prolapsus.

Quelles en sont les causes ?

Les principales causes de ce phénomène sont les grossesses et les accouchements, néanmoins il existe d’autres facteurs de risques qui peuvent le déclencher comme l’obésité, la toux chronique, le tabagisme, la constipation chronique et l’hystérectomie et autres chirurgies dans la région du bassin.

Le facteur âge peut également jouer un rôle : les femmes entre 45 et 85 ans, ménopausées ont plus de « chance » d’être atteinte d’un prolapsus. Effectivement, lors de la ménopause l’élasticité des muscles qui soutiennent les organes se réduit augmentant ainsi le « facteur risque ».

Quelles sont les différents types de prolapsus ?

  • La cystocèle : correspond à la descente de la vessie dans le vagin. C’est le cas le plus fréquent (80 % des cas).
  • L’hystérocèle : correspond à la descente de l’utérus. Ce prolapsus requiert généralement une chirurgie.
  • Le rectocèle : correspond à la descente du rectum dans le vagin. Souvent causé par la constipation.

Quels en sont les symptômes ?

Quelque soit le type de prolapsus, on ressent la plupart du temps une sensation désagréable de lourdeur au niveau de la cavité pelvienne. Il arrive aussi que l’on remarque la présence d’une boule molle au niveau de la vulve, plus visible lorsqu’en position debout ou pendant un effort.

Des troubles urinaires peuvent être fréquents en les cas de descente de la vessie, mais attention les fuites urinaires ne veulent pas forcément dire que vous avez un prolapsus ! Il n’est également pas rare que la femme ressente des douleurs lors des relations sexuelles, ou encore une perte de sensations.

Si vous croyez souffrir de prolapsus, n’hésitez surtout pas à en parler à un professionnel de la santé.

Quels sont les traitements appropriés ?

En cas de prolapsus, allez consulter votre médecin, il vous prescrira le traitement le plus adapté à votre situation, selon votre âge et le types de prolapsus dont vous souffrez.

Si le prolapsus est peu important, une période de repos, d’abstention et de réadaptation peuvent être suffisantes. Le médecin peut aussi vous prescrire l’utilisation de pressaires : il s’agit d’un dispositif en forme d’anneau que l’on insère dans le vagin et qui aide à maintenir les organes en place.

Dans les cas de prolapsus plus graves, une chirurgie est souvent nécessaire. Encore une fois, le type d’intervention dépend de la gravité de votre condition.

Il existe aussi des traitements homéopathiques.

Comment peut-on s’en prémunir ?

Afin de se prémunir au mieux contre le prolapsus, il faut essayer de réduire un maximum les facteurs de risques comme :

  • Procéder à une rééducation périnéale après la grossesse
  • Avoir une alimentation équilibrée, riche en fibre, et une bonne hydratation quotidienne pour éviter les risques de constipation et d’embonpoint.
  • Lors de la ménopause, un traitement hormonal peut aider à réduire les risques de prolapsus.

 

Source : mamanpourlavie.com

Image : doctissimo.fr