Contraception : la stérilisation tubaire ou la ligature des trompes

La stérilisation tubaire est quasi irréversible...


Contraception : la stérilisation tubaire ou la ligature des trompes

La stérilisation tubaire, également appelée ligature des trompes ne constitue pas une méthode contraceptive comme les autres puisque, une fois pratiquée, celle-ci est, dans la plupart des cas, quasi irréversible. Elle est donc « réservée » en priorité aux femmes dont la vie ou la santé est menacée par une grossesse. C'est une décision qui doit être mûrement réfléchie si le choix de pratiquer cet acte n'a qu'une visée contraceptive.

La stérilisation tubaire consiste à oblitérer (en le sectionnant, en le liant, en l'électrocoagulant ou encore en le pincant) un court segment de chacune des deux trompes. Cette intervention entraîne une stérilité en empêchant la rencontre du spermatozoïde et de l'ovocyte.

Cette opération de stérilisation tubaire peut se pratiquer de diverses manières :

  • Par voie abdominale:

    une incision est faite dans le bas du ventre.
  • Par voie vaginale:

    une incision est pratiquée au fond du vagin. Le chirurgien saisit les trompes et en ligature les extrémités. En général, il ampute un segment. Vous devrez éviter les rapports sexuels durant au moins six semaines si vous choisissez cette technique de stérilisation.
  • Par coelioscopie:

    La coelioscopie est la pratique la plus courante qui nécessite une hospitalisation de 24 à 48 heures. Elle se fait sous anesthésie générale. Un appareil optique qui permet de repérer les trompes est introduit à travers une incision au niveau du nombril. Chaque trompe est électrocoagulée (un segment de chaque trompe est brûlé à l'aide d'un courant électrique) ou liée et/ou sectionnée avec un clip en métal ou en plastique, ou encore un anneau, afin d'obturer le passage.
  • Par hystéroscopie:

    On introduit un appareil optique dans l'utérus de manière à visualiser l'orifice des trompes. On obstrue ensuite l'orifice des trompes à l'aide de micro-implants (ou micro-tampons) en silastic ou en polyéthylène. Du tissu conjonctif se forme autour de ces micro-implants. Les trompes se bouchent ainsi progressivement. Il faut en moyenne trois mois pour que les trompes soient complètement obstruées. L'avantage de cette technique, c'est qu'elle ne laisse aucune cicatrice.

Cette méthode contraceptive doit être considérée comme permanente. En effet, les techniques de reperméabilisation ne réussissent que dans une minorité de cas. Toutefois, pour certaines, un recours à la fécondation in vitro est envisageable.

Cette méthode présente l'avantage qu'elle ôte toute contrainte en matière de contraception. Cependant, comme toute intervention chirurgicale, celle-ci peut comporter quelques risques et/ou complications. Ainsi, une grossesse intra ou extra-utérine peut survenir en cas de ligature imparfaite d'une des trompes. Des hémorragies ou des blessures peuvent poindre sur les organes génitaux ou digestifs. Un hématome ou un abcès peut se former au niveau de la cicatrice. La patiente peut ressentir quelques douleurs (généralement liées à la distension par le gaz qui résultent des suites de l'opération par coelioscopie). Dans de très rares cas, l'intervention peut provoquer une phlébite ou une embolie pulmonaire. Le risque vital ou de séquelles graves est quant à lui tout à fait exceptionnel.

A noter: la ligature des trompes ne protège pas d'une infection ou des maladies sexuellement transmissibles!