Couches lavables : trois mamans nous partagent leur expérience

Vous voulez vous mettre aux couches lavables mais vous n’osez pas sauter le pas ? Voici trois mamans qui répondent aux questions que tout le monde se pose sur ces couches bien plus écologiques !


Couches lavables : trois mamans nous partagent leur expérience

Chaque année, en France, 3,5 milliards de couches sont jetées. 90% d’entre elles finiront dans la section réservée aux déchets ménagers et mettront jusqu’à 500 ans à se décomposer ! En se décomposant, les couches jetables génèrent du méthane qui contribue à la mauvaise qualité de l’air, ainsi qu’au réchauffement climatique. De plus, le coût total d’utilisation des couches lavables est beaucoup moins élevé sur le long terme que celui des couches jetables. Ce choix permet d’économiser jusqu’à 800€ par an pour un premier enfant.

Pourtant, il est parfois difficile pour certains parents de passer le cap et de se lancer dans l’aventure des couches lavables. Pour aider les parents à franchir le pas, BabyFrance, avec la collaboration de la marque Bambino Mio, a interrogé des influenceuses afin qu'elles nous racontent leur expérience.

Pourquoi êtes-vous passée aux couches lavables ?

Natascha : Lorsque j’ai appris pendant ma grossesse combien de couches on utilise dans une vie de bébé et que ce sont des déchets non dégradables j’ai voulu trouver une solution. Je me suis informée sur les couches lavables et après avoir essayé plusieurs marques, j’ai été convaincue par celles de Bambino Mio et j’en ai acquis une vingtaine en 10 mois. Pour moi c’était la meilleure option : jamais de rupture de stock en couches, moins de poubelle, plus de confort pour bébé et geste facile mais qui fait un grand impact sur la façon de consommer, en plus elles sont beaucoup plus belles !

Marie : Pour la santé de ma fille tout simplement. Je suis une maman soucieuse des produits que le corps de ma fille absorbe, et connaissant la composition des couches jetables mêmes les plus «clean» ça fait peur! Sans parler de cet argent qui partait chaque semaine à la poubelle agrandissant la tonne de déchets qui pourrait être évité ça nous a fait beaucoup réfléchir.

Aurore : Dans un souci sanitaire. La santé de mes enfants est devenue mon objectif premier lors de mon embauche en service de réanimation à l’hôpital. J’ai malheureusement été très choquée et impactée par les dégâts de nos habitudes quotidiennes. Je pense qu’une vie alternative devient urgente pour notre santé à venir. Le souci écologique est venu dans un second temps quand j’ai vu l’impact que nos actes avaient sur la planète.

Qu'est-ce que ça a changé dans votre routine de lavage ?

Marie : Sincèrement pas grand-chose ! Nous tournons toujours sur une lessive tous les deux jours. Parfois je mets [les couches] au fur et à mesure dans la machine avec notre linge à nous qui, je tiens à le dire, n’a pas changé d’odeur. Il faut un bon cycle de coton éco à minimum 40 degrés pour un résultat impeccable. De plus elles passent au sèche-linge à basse température ce qui est fort pratique pour avoir des couches propres assez vite.

Aurore : Pas énormément de choses, je fais beaucoup de machines comme nous sommes une grande tribu. Je mets mes couches après un rinçage à froid, à laver avec le linge des enfants donc cela n’engendre pas plus de consommation.

Natascha : Je suis devenue plus consciente des produits avec lesquels on lave nos vêtements et j’ai également changé sur la lessive spéciale couche lavable avec laquelle je lave également les vêtements de bébé. A part ça, je ne fais pas plus de machines que d’habitude.

Au départ, avez-vous eu du mal à les mettre à votre bébé ?

Aurore : Tout dépend du type de couches que l’on utilise. Les TE1 (tout-en-un) sont simples d’utilisation, elles se mettent comme une jetable et ça c’est top pour les papas, les nounous réfractaires et même les crèches ! Les TE2 (couche tout-en-deux) idem, je les ai trouvés très simples d’utilisation. Je n’ai pas trop aimé les TE3 (couche en-trois parties), car avec un bébé allaité la nacelle est tout le temps à changer et ce type de couche représente déjà un certain coût.

Natascha : Non du tout j’ai tout de suite compris le système, qui est exactement le même que des couches ordinaires.

Marie : Aucun mal à les mettre à ma fille je dirais même que c’est plus facile car elles sont plus souples qu’une couche jetable qu’il faut bien réanimer afin d’éviter l’accident. Même ma mère et belle-mère qui n’avaient jamais vu ce genre de couches auparavant se sont débrouillées comme des cheffes. Conseil pratique : bien vérifier que les scratches soient rabattus sur le tissu et ne frottent pas sur la peau de bébé.

Une des réticences des mamans reste de laver le popo de leur bébé, comment appréhendez-vous cela avec les couches lavables ?

Marie : J’utilise un voile de lavage jetable (un épais quand elle était plus petite allaitée et non diversifiée) et plus fin aujourd’hui avec la diversification. Il suffit de jeter le voile qui retient les selles et hop la couche va dans la machine. C’est nettement moins dérangeant que de vider un pot quand ils arrivent à la période de la continence.

Natascha : Au jeune âge de bébé le popo est liquide donc ça ne change pas grand-chose, avec du détachant et du désinfectant, tout part facilement. Une fois le popo solide, on peut l’enlever grâce au tissu jetable qu’on peut rajouter et donc on ne lave pas les couches avec du popo dedans. A part ça que ce soit des vêtements pleins de popo ou des couches, où est la différence ?

Aurore : J’utilise des voiles de protection jetables pour récolter les selles, il suffit d’elle retirer et de le jeter à la poubelle et de mettre la couche souillée au sale tout simplement.

 

Propos recueillis par Bambino Mio pour BabyFrance.