La tuberculose chez bébé : quels risques de contamination ?

La tuberculose est une infection bactérienne qui se diffuse très largement lorsqu'il existe un foyer de contagion. Le seul moyen de s'en protéger est le vaccin.


La tuberculose chez bébé : quels risques de contamination ?

Grâce au vaccin B.C.G, la tuberculose a tendance à devenir de plus en plus rare. Malheureusement, on constate de temps à autre une recrudescence de cas, notamment dans les grandes villes. Les cas de tuberculose pulmonaire restent relativement nombreux.

C’est un petit bacille, le bacille de Koch ou encore bacille tuberculeux qui est à l’origine de cette maladie redoutée. Même s’il supporte mal la chaleur et la lumière, ce bacille est non seulement résistant à l’air libre mais il est aussi très volatile.

Tuberculose : quels modes de contamination ?

Lorsqu’un enfant est contaminé, il s’agit la plupart du temps une primo-infection. Il a sans doute inhalé la  bacille de Koch. Un simple contact fortuit suffit pour contaminer un enfant : un adulte malade éternue, tousse, postillonne devant un enfant dans les transports en commun, dans la rue…. Quelques gouttes de salive expulsées suffiront à le contaminer.

La contamination devient inévitable lorsque l’enfant vit avec une personne elle-même malade. C’est la raison pour laquelle tout l’entourage d’un enfant doit être examiné lorsqu’il est atteint de primo-infection. Car il est important de découvrir l’adulte à l’origine de cette contamination.

La contamination entre enfants reste très rare.

Tuberculose : les conséquences

Lorsqu’un enfant est contaminé, le bacille pénètre dans l’organisme et va souvent s’installer dans une alvéole pulmonaire. Là il se multiplie pendant plusieurs jours avant de contaminer tout l’organisme.

Le corps commence à développer ses propres défenses, au bout de deux à trois semaines. Elles vont venir bloquer le développement du bacille de Koch. On parle alors de phase primaire de la maladie qui reste en sommeil pendant un temps indéterminé, 2, 5 ou 10 ans, selon la violence de la contamination.

Mais un jour ou l’autre, le bacille redeviendra actif et se manifestera : il peut s’agir d’une tuberculeuse secondaire qui sera à l’origine d’une pleurésie ou d’une méningite ou d’une tuberculeuse tertiaire pulmonaire, rénale ou osseuse.

La primo-infection s’accompagne souvent d’une conjonctivite particulière et de lésions dermatologiques.

Tuberculose : comment la détecter ?

Les symptômes de la tuberculose sont assez communs : l'enfant est fiévreux, fatigué, il mange peu, il a une toux grasse. Ces symptômes doivent éveiller votre vigilence si l'enfant n'a pas été vacciné.

Le dépistage par réaction cutanée est un moyen très efficace de détercter la tuberculose et d'en limiter la contagion. Lors de ce test tuberculinique, le médecin peut constater une réaction positive chez un enfant. Il peut se faire à n’importe quel moment, même si l’enfant est fiévreux.

Tuberculose : comment réagir ?

Quand un enfant est diagnostiqué porteur de la tuberculose, il faut procéder rapidement à un examen complet comprenant des radiographies pulmonaires, des examens du sang, des examens cliniques et radiologiques de l’enfant.

Tout l’entourage sera aussi examiné, voire traité si nécessaire. Le traitement doit être énergique. Aujourd’hui, les résultats sont très positifs : les premiers médicaments anti-tuberculeux découverts il y a une cinquantaine d’année permettent d’obtenir de bons résultats de guérison. Des chimiothérapies peuvent également être prescrites et sont très efficaces.

Tuberculose : comment prévenir ?

La meilleure des préventions reste le vaccin B.C.G : même s'il n'est plus obligatoire depuis 2007, le B.C.G reste recommandé. Il protège avec efficacité d’une primo-infection par le bacille de Kokh.