Le souffle au coeur chez bébé : quand consulter un cardiologue ?

Il ne faut surtout pas que les parents s'angoissent. Quasiment un tiers des enfants en bonne santé ont des souffles au cœur sans que cela ne signifie qu'ils aient un problème au cœur.

Le souffle au coeur chez bébé : quand consulter un cardiologue ?

Un souffle au coeur se caractérise par les sons normaux qu'émet le passage du sang par le cœur et l'aorte. Ces sons bénins s'entendent d'autant plus lorsque l'enfant a de la fièvre, est surexcité ou a effectué un effort physique. La moitié de ces souffles disparaît lorsque l'enfant atteint l'adolescence ou même avant.

Les causes d’un souffle au coeur sont multiples ; parfois certaines sont sans gravité. Il est fréquent de constater un souffle cardiaque lors de l’auscultation d’un nouveau-né. Celle-ci est régulièrement due à la présence d’une petite communication entre les deux ventricules et son pronostic est bénin. Ce souffle au coeur s’atténue progressivement pour finir par disparaître au bout de quelques mois ou années.

Cependant, le souffle persiste chez certains enfants ; le bébé se porte bien et son volume cardiaque n’augmente pas. Ceci lui permet de mener une vie comme tous les autres enfants et de n’avoir besoin que d’une simple surveillance.

Si le souffle présente des caractéristiques plus sérieuses ou si l'enfant manifeste des symptômes impliquant le système cardiovasculaire, il est vivement conseillé d'effectuer des tests. Dans ce cas, il est préférable de consulter un cardiologue.

En résumé, voici les éléments importants à connaître en matière de malformations cardiaques :

  • Elles peuvent être dépistées par échographie chez le foetus.
  • Elles requièrent un examen immédiat dans un service de cardiologie infantile.
  • La plupart nécessitent une intervention chirurgicale qui est souvent immédiatement palliative et permet de patienter jusqu’à une intervention curative ultérieure.
  • De telles anomalies affolent souvent les parents et c’est bien légitime mais il est important d’avoir à l’esprit qu’un nouveau-né est très résistant aux interventions chirurgicales et que la chirurgie cardiaque néonatale a fait d’immenses progrès.