Mon enfant adore le fast-food : faut-il céder ?

Hamburger, frites, soda,... les « plats » du fast-food correspondent souvent au menu idéal pour nos enfants. Faut-il s'en réjouir ? Comment l'appréhender ?


enfant et fast-food

Nos enfants sont invariablement attirés par le fast-food, autrement appelé « junk-food »... Cette restauration rapide, s'est répandue comme une trainée de poudre à l'orée des années 80. Elle fait aujourd'hui partie du paysage du secteur Cahore « cafés-hôtels-restaurants » (Horeca en Belgique) et a gagné au fil du temps de nombreux inconditionnels.

Enfant et fast-food : une forte attraction

De temps à autre, les parents de jeunes enfants conçoivent d'aller manger dans un de ces « restaurants rapides ». D'autant plus que la facture s'annonce raisonnable. Mais lorsque Richard, 5 ans, vous le réclame chaque semaine, faut-il céder ?

Les fast-foods ont mauvaise réputation, certes. Mais regardons tout d'abord la composition d'un menu de n'importe laquelle de ces si nombreuses chaînes de restauration. Qu'y trouve-t-on ? Un morceau de viande surgelé de qualité souvent médiocre, du pain, un peu de légumes et des sauces. En outre, on y trouve parfois un produit laitier (tranche de gouda) si le hamburger se compose de fromage. Enfin, le menu s'accompagne rituellement d'une boîte de pommes de terre frites. Souvent pour les enfants, le menu se complète d'un yaourt à boire ou d'une boisson à bulles...

À priori, on y retrouve donc au moins un composant de toutes les familles d'aliments. Nous avons ici un produit laitier, une viande, un féculent et des légumes, soit la « formule magique » pour une alimentation équilibrée. Néanmoins, il est utile de rappeler que ce « menu idéal » comporte des matières grasses, des produits hautement sucrés et des boissons le plus souvent gazeuses.

Qualité et teneur énergétique à la loupe

En conséquence de quoi, ceux qui décrient les Quick, McDo et autres Burger King ne le font pas à tort; Les aliments vendus dans les fast-foods comptent une concentration élevée de calories par 100 grammes. Sucres, acides gras saturés (les plus mauvais) et protéines animales présents en quantité importante rendent la teneur énergétique de ces repas bien plus élevée que les plats cuisinés chez soi.

En plus de ces caractéristiques diététiques, le repas au fast-food se révèle néfaste au niveau du mode de consommation même : en proposant des repas qui peuvent être consommés à toute heure, il suggère une alimentation fractionnée et déstructurée pouvant entraîner une surconsommation alimentaire. Qui n'a jamais eu l'impression d'avoir encore faim après avoir pourtant englouti un burger et ses frites ?

Enfant et fast-food : plaisir coupable

Cependant, en matière de nutrition de l'enfant, les interdits sont à proscrire. Malgré tous ces « défauts » nutritionnels, le menu du fast-food apporte autre chose : du plaisir pour l'enfant, une nouvelle façon de manger (avec les doigts, c'est bien plus rigolo), un repas qui change de l'ordinaire. Et puis, il y a souvent une plaine de jeux à proximité et des cadeaux (en plastique) pour les bambins...

Bref, à condition qu'on lui réserve un caractère exceptionnel, la visite au fast-food sera tolérée. Une fois par mois maximum semble une bonne fréquence. Si c'est moins, c'est encore mieux, car plus le temps passe entre deux de ces repas, plus votre enfant y prendra du plaisir, sentiment de se voir accorder un privilège rare, oblige !

Faites également en sorte de valoriser les modes alimentaires plus classiques : dans l'alimentation comme dans de nombreux autres domaines, le bonheur passe par la diversité.