Comment gérer les cauchemars ?

Même si un enfant commence à rêver tôt, les vrais cauchemars n'arrivent que vers l'âge de 18 mois.
Il se réveille en pleurs à cause d’un monstre, d’une sorcière ou de clowns qui hantent ses nuits…. Angoissant pour l'enfant, mais également pour les parents, qui ne savent pas forcément comment le rassurer.


Cauchemars

Les cauchemars : une phase constructive

C’est durant la deuxième partie de la nuit, pendant le sommeil paradoxal de son cycle du sommeil, que les cauchemars arrivent. Tout le monde fait des cauchemars, mais particulièrement les enfants entre 2 et 6 ans qui découvrent les mondes extérieurs et intérieurs.

Les rêves sont constitués de tout ce que l'enfant a pu emmagasiner durant la journée. C'est-à-dire les informations, images, frustrations face à des apprentissages « douloureux » (le langage, la marche, la lecture...)… Tout ça va alors nourrir un imaginaire qui peut parfois prendre des formes effrayantes. Ils sont la manifestation d’un véritable combat intérieur, de la lutte entre le désir et la peur de grandir de votre enfant.

Les cauchemars l’aident ainsi à apprivoiser le monde des adultes.

Comment le rassurer ?

Tout d’abord, votre présence indispensable, et d’ailleurs, votre bébé vous réclame ! Parlez-lui doucement, afin de le calmer et le rassurer. Ne lui montrez aucun signe de stress ou d’inquiétude, même si vous l’êtes (inquiet). Allumer une lumière très douce et le bercer doucement l’aideront à s'apaiser lentement avant de se rendormir.

Afin d’extérioriser ses peurs, vous pouvez les lui faire dessiner. Le dessin est un excellent moyen d'exorciser les peurs, et pour les parents d'expliquer que tout cela n'a pas d'existence dans la réalité. Surtout, ne niez pas ses angoisses ! Autrement, il ne saura plus à qui se confier.

Ne l’amenez pas non plus à prendre une mauvaise habitude en le couchant près de vous. De plus, cela pourrait avoir comme conséquence de le conforter dans sa peur et de ne plus pouvoir se passer de votre présence pour s’endormir.

Cauchemars ou terreurs nocturnes ?

Lorsqu’un enfant fait cauchemar, il peut se souvenir de ce qui l’a effrayé et avoir peur de se rendormir. Tandis qu’après une terreur nocturne, l’enfant ne se souvient pas avoir eu une nuit perturbée.

Egalement appelées « éveils confusionnels », les terreurs nocturnes touchent entre 5 et 15 % des enfants entre 4 et 6 ans. Ces terreurs sont dû à un éveil partiel qui survient en dehors des phases de sommeil paradoxal et onirique. Un tout-petit confronté à une terreur nocturne peut crier, sangloter, s’agiter et même se débattre. Elles durent généralement entre deux à trois minutes et une demi-heure.

Contrairement à un cauchemar, il n’est pas possible de calmer un tout-petit qui a une terreur nocturne. Ce qui est très angoissant à vivre en tant que parent car les différentes tentatives d’apaisement n’ont aucun effet sur l’enfant. En effet, très souvent, votre enfant ne remarque même pas votre présence.

Dans ce cas, le mieux que vous puissiez faire est de vous asseoir près de votre petit et d’attendre que la terreur passe. Vous pouvez également essayer de l'emmener dans une autre pièce afin de faire varier la température. Cela le ramènera dans une phase de sommeil plus léger.

Une fois la terreur passée, votre tout-petit devrait retrouver son calme et se rendormir en l’espace de 15 à 20 minutes. Le lendemain, il n’aura aucun souvenir de ce moment difficile, et il est préférable de ne pas le lui rappeler.